Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:36
 
Le Groupe Local Anticor du Val de Marne a commencé à faire parvenir aux candidats à l'Assemblée Nationale la Charte des législatives (voir www.anticor.org) afin que ceux-ci s'engagent à soutenir les propositions d'Anticor et faire bouger les lignes pour la prochaine législature. Vous êtes invités, lorsque vous rencontrerez ces candidats sur les marchés où ailleurs, à leur demander s'ils ont bien reçu les propositions d'Anticor et en fonction de leur réponse, nous aviser si besoin est.
 
Il est particulièrement intéressant de savoir si certains candidats abandonneront leur mandat de maire, fonctions qu'ils occupent pour certains depuis des lustres, s'ils sont élus...
 
Nous vous ferons connaître les signataires et éventuellement les commentaires qu'ils pourraient faire à propos de cette charte.
 
Amicalement
 
JPR
 
Par Jean-Pierre Roux - Publié dans : Assemblée nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 19:19

Le 26 décembre dernier, le journal Le Parisien nous apprenait que le tribunal administratif de Melun avait condamné la ville de Saint Maur des Fossés à verser 1 200 € à la société Bâtiment industrie et réseaux (BIR). Cette entreprise, spécialisée dans l’installation de réseaux souterrains et industriels et basée à Chennevières, avait répondu à un appel d’offres, en août 2011, concernant le réseau d’eau potable de la ville de Saint Maur des Fossés.

 

Mais le 25 novembre, la ville de Saint Maur des Fossés informe la BIR que son offre est rejetée au motif qu’elle « a des liens avec un des membres du conseil municipal », le Président de la BIR étant le frère d’une conseillère municipale. Précisons que cette dernière ne fait pas partie de la commission des offres et n’a pas de lien parental ou autre, à notre connaissance, avec l’un des membres de ladite commission.

 

Le Maire de la ville de Saint Maur, Monsieur Plagnol, refusant le verdict du Tribunal Administratif, avait porté cette affaire devant le Conseil d’Etat, ce qui n’est pas une mince affaire, puisque le Conseil d’Etat est la plus haute juridiction administrative de notre pays.

 

Mais Monsieur Plagnol, droit dans ses bottes et s’obstinant dans sa démarche, avait fait appel auprès du Conseil d’état. Celui-ci vient de condamner à nouveau la ville de Saint Maur des Fossés à verser 3 000 € à la société plaignante.

 

Il faut donc reprendre la procédure relative au choix de l’entreprise devant réaliser les travaux concernés par cette affaire. On attend avec impatience la suite de cette rocambolesque affaire dont le contribuable fait, en fin de compte, les frais.

 

JPR

 

Par Jean-Pierre Roux - Publié dans : Mairie de Saint Maur des Fossés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 08:26

 

Anticor propose aux candidats républicains des législatives des 10 et 17 juin de s’engager publiquement vis-à-vis de leurs électeurs en matière d’intégrité, d’exemplarité et de transparence démocratique, en signant la nouvelle charte éthique d’Anticor dédiée à ces élections législatives.

Elle vous est présentée et détaillée en cliquant sur le  lien ci-dessous:

Par Jean-Pierre Roux - Publié dans : Assemblée nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 15:01

 

Préambule

 

La commission d’appel d’offres des collectivités territoriales est une commission composée  de membres à voix délibérative qui sont issus de l’assemblée délibérante. Elle a pour rôle:

 

Au vu des compétences de cette commission, on peut sans se tromper affirmer que son rôle est primordial au sein de la collectivité, car, pour ce qui concerne la majorité des communes, très souvent ses choix vont entraîner des dépenses importantes qu’il s’agit d’utiliser au mieux des intérêts des citoyens.

L’article qui suit est une réflexion sur les critères dévaluation des offres qui sont déterminants pour le choix d’une entreprise.

 

 

Pour une analyse plus transparente des offres

 

«  Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère »  écrivait au XIXe siècle, Lacordaire. C’est avec cette conviction que j’ai embrassé des fonctions qui m’amènent à produire, analyser et soumettre à la commission d’appel d’offre de ma collectivité des marchés publics.

 

Cette loi, elle a un visage : le code des marchés publics (CMP) qui garantit l’impartialité, l’objectivité du processus de sélection des offres. Il est notre rempart contre la corruption et tous les délits afférents. Au-delà des grandes exigences qu’il porte, ce code souffre pourtant de failles dont une, pourtant essentielle, mérite d’être soulignée.

 

En effet, je crois nécessaire d’appeler l’attention du lecteur sur la fragilité de la « critérisation » mise en place pour sélectionner les entreprises. Les sélections sont considérées comme irréprochables puisque précisément elles reposent sur des critères permettant l’analyse des offres.

 

Pour mémoire, le code des marchés publics indique la nécessité de retenir des critères généraux permettant de sélectionner l’offre la plus avantageuse. Ainsi, nous retenons dans les cahiers des clauses (CCAG et CCP-CCTP) (1) des critères non discriminatoires, issus de l’article 53 du CMP, portant sur la qualité, le prix, esthétique et fonctionnel, les performances en matière de protection de l’environnement, les performances en matière de développement des approvisionnements directs de produits de l’agriculture, les performances en matière d’insertion professionnelle des publics en difficulté, le coût global d’utilisation, la rentabilité, le caractère innovant, le service après-vente et l’assistance technique, la date de livraison, le délai de livraison ou d’exécution et bien entendu la valeur technique de l’offre. Les entreprises prennent connaissance des ce ces critères et y répondent.

 

Les agents de l’administration les examinent, les affectent de notes pondérées ou majorées de coefficients puis classent. C’est sur la base de ces classements qui semblent objectifs que la commission d’appel d’offre procède à son choix. Le processus de sélection semble très rigoureux et doit permettre de ne retenir que l’offre la plus performante pour la collectivité. Or, bien souvent un critère pose problème et il est essentiel : celui de la valeur technique.

 

Bien que située au cœur du processus, souvent affectée d’un fort coefficient, la valeur technique reste une notion floue. Afin de procéder à une analyse complète, cette valeur technique contient des sous-critères qui doivent être opérationnels et non-discriminatoires. Or, bien trop souvent, ces sous-critères sont subjectifs, mal expliqués, et sujets à interprétations. Les entreprises ne s’y trompent pas puisqu’elles demandent de plus en plus fréquemment des précisions sur les décisions des commissions d’appel d’offres. En tous cas, ces sous-critères varient en fonction des marchés, pourtant bien souvent semblables dans leurs objets et entre collectivités. Certes, les rédacteurs, eux-mêmes, sont confrontés à des difficultés car les marchés peuvent être complexes. Toutefois, la confusion régnant sur les modes d’appréciation des mémoires techniques ouvre une zone grise, poreuse à toutes les entreprises de corruption.

 

En privilégiant un sous-critère plutôt qu’un autre (moyens humains, matériels), il est très facile de classer avantageusement une entreprise au détriment de ses concurrentes. Une entente préalable permet d’identifier les forces ou les faiblesses de celle-ci, puis d’appliquer des coefficients assez élevés sur les aspects positifs de son offre probable pour la « placer », nonobstant même parfois le critère prix.

 

En conclusion, nous pouvons dire que les ententes préalables restent possibles. Il suffit de privilégier certains critères de la valeur technique pour amener la commission d’appel d’offres à retenir une entreprise sans que la corruption ne soit décelable.

 

Cette situation résulte du manque de moyens des collectivités, pour rédiger les cahiers des charges (des clauses). Elle procède d’une absence d’harmonisation entre les cahiers. Pourquoi deux cahiers en vue de travaux de voirie seraient-ils différents ? Il faut donc mettre à disposition des cahiers clairs qui précisent l’ensemble des sous-critères retenus pour permettre aux entreprises de préciser leurs options dans les mémoires techniques. Ce rôle devrait être dévolu aux services de l’Etat qui sont les seuls à disposer des ressources pour rédiger et diffuser de tels documents.

 

Dans le même temps, il faudrait inciter les élus à s’engager au travers des règlements intérieurs des marchés publics à plus de transparence.


F. Larraldia (cadre territorial)

 

(1) CCAG : Cahier des Clauses Administratives Générales - CCP : Cahier des Clauses Particulières - CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières

 

Commentaires d’un militant Anticor

 

L'article précédent est intéressant car il met en relief le fait que les commissions d'appels d'offres sont loin d'être une assurance tous risques contre la corruption. Or cette croyance est assez répandue dans la population. Elle est bien sûre fausse.

 

En fait, la commission d'appel d'offres est la dernière étape du processus de la commande publique. Son rôle consiste en un contrôle formel du respect des procédures fixées par la loi. Si les dés sont pipés avant par l'intermédiaire de critères »bâtis » pour favoriser l'un des candidats, la commission ne le voit pas, ou même si elle le subodore ne peut remettre en cause la grille d'analyse...

 

On peut faire le parallèle avec les commissions d'attributions de logements dans le secteur social qui sont elles aussi largement biaisées pour des raisons équivalentes. 

 

Faut-il boycotter ces institutions au motif qu'elles sont imparfaites ? Je ne le pense pas. Simplement il faut être conscient de leurs limites. Et ne pas se laisser enfermer par des arguments du type : "la commission d'appel d'offres a retenu ce candidat à l'unanimité" ou encore "la commission d'appel d'offres comprend des membres de l'opposition, c'est un gage de neutralité", etc.

 

Ces arguments ne résistent pas à l'analyse. Les commissions d'appels d'offres sont des machines à consensus. Et même si elles accueillent des personnes de sensibilités politiques diverses, la responsabilité de l'élaboration de la grille d'analyse des offres (et des critères de choix), est de la responsabilité exclusive de la majorité.

 

P.R.(Conseiller municipal du 94)

 

Par Jean-Pierre Roux - Publié dans : Collectivités locales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 07:56


En toute discrétion, à l'heure où les médias sont focalisés sur la campagne présidentielle, la Présidence de l'Assemblée nationale a enregistré le 24 avril, deux jours après le premier tour, une proposition de loi du député UMP des Yvelines Jacques Myard, « visant à limiter les procédures pénales abusives menées par certaines associations ».

Cette loi, qui vise à rendre impossible dans les faits la constitution de partie civile pour les associations anticorruption comme la nôtre dans les affaires politico-financières, attaquerait également frontalement les droits des associations contre le racisme et les victimes de discrimination, contre les violences faites aux femmes et la maltraitance des enfants, des associations de défense des victimes des accidents du travail, de la délinquance routière, de défense de l'environnement, des consommateurs, des contribuables… (articles 2-1 à 2-21 du Code de Procédure Pénale)

Dans le détail, cette proposition de loi prévoit que lorsqu'une plainte simple adressée au Procureur de la République, magistrat dépendant du gouvernement, est classée sans suite par celui-ci, une association n'aurait plus le droit de se porter partie civile si elle le souhaite. Elle devrait demander au même Procureur, qui vient de lui refuser d'ouvrir une information judiciaire, l'autorisation de se constituer partie civile afin qu'une information judiciaire soit ouverte par un Juge d'instruction indépendant… Autant demander à un arbitre qui vient de sortir un carton rouge, dans la minute qui suit, l'autorisation de faire revenir sur le terrain le joueur qu'il a expulsé pour qu'il finisse la partie !

Bien sûr, si l'autorisation d'ouvrir une information judiciaire était ainsi refusée à l'association par celui qui vient de refuser cette ouverture, elle pourrait faire appel auprès d'un magistrat dépendant lui aussi du gouvernement, le Procureur général. Face à un nouveau refus, en dernier recours, l'association pourra s'adresser à la Chambre de l'Instruction. Bref un parcours dissuasif des plus dilatoires et coûteux, avec une chance de succès des plus improbables pour toute affaire mettant en cause le pouvoir.

Quel pays, quelle démocratie nous prépare-t-on si, face aux pouvoirs et aux lobbies en place, les associations de défense des droits des citoyens sont ainsi désarmées pour demander Justice ?

De quoi ce député cherche-t-il à se protéger, lui et ses collègues UMP et au-delà ? Au delà, parce que malheureusement, ce sport national qu'est l'autoprotection corporatiste des élus entre eux peut rencontrer des majorités transversales, qui traversent la frontière des différents bords politiques. Prenons l'exemple de la suppression du cumul des mandats qui rencontre de très fortes réticences, malgré les annonces, de la part des cumulards de droite comme de gauche. C'est pourquoi, quelle que soit la composition de la prochaine Assemblée, cette proposition de loi cherchant à entraver la liberté d'agir des associations de défense des droits des citoyens est extrêmement dangereuse. Dans la période électorale troublée que nous connaissons, que des législateurs puissent ainsi froidement envisager de s'attaquer à la liberté des associations en dit long sur la démocratie que certains voudraient en toute discrétion nous préparer.

Et ensuite,  après s'être attaqué aux droits légitimes des associations citoyennes ? Pourquoi ne pas s'attaquer à la liberté de la presse ? Pourquoi ne pas censurer la liberté d'expression sur internet ?... Un pouvoir sans contrepouvoirs, le rêve d'une démocratie bâillonnée pour certains élus en place !

Avec une telle loi, aucune contradiction citoyenne, comme nous l'avons portée seuls, n'aurait été présente lors du procès Chirac pour équilibrer les débats. Quid de nos actions citoyennes en Justice dans l'affaire des sondages de l'Elysée, dans l'affaire Karachi, dans l'affaire des irrégularités de dépenses de communication du gouvernement révélées par la Cour des Comptes ? Quid des informations judiciaires uniquement déclenchées par des constitutions de partie civile de militants d'Anticor pour nombre d'affaires locales que des Procureurs avaient classées sans suite ? Impossibilité également de nous porter partie civile dans le volet financement de parti politique de l'affaire Woerth-Bettencourt si, d'aventure, on assistait à une tentative d'étouffement de cette affaire.

Soulignons que, dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi, ce député UMP des Yvelines regrette ouvertement que les plaintes avec constitution de partie civile pour fraude électorale et pour délits de presse n'aient même pas à passer par le filtre du Procureur. Il y stigmatise également les associations « plus ou moins politisées » qui, selon lui, instrumentalisent et détournent l'institution judiciaire, dont le but est de protéger les citoyens, privatisant ainsi purement et simplement l'action publique…

Notons enfin que cette proposition de loi est enregistrée par la Présidence de l'Assemblée nationale dans la semaine qui suit la proposition commune, adressée aux candidats à la Présidentielle (et bientôt proposée pour les législatives), d'Anticor, Transparence International et Sherpa, d'un nouvel article de loi qui autoriserait les associations anticorruption à se porter partie civile dans toute affaire de corruption, ce qui n'est pas le cas actuellement.

En réponse à cette proposition de loi liberticide, « visant à limiter les procédures pénales abusives menées par certaines associations », Anticor se doit d'envisager une proposition de loi « visant à limiter les propositions de loi abusives menées contre certaines associations » !

Jean-Luc Trotignon
Délégué national d'Anticor


__._,_.___

Par Jean-Pierre Roux - Publié dans : Communiqué
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés